Découverte d’un cimetière de requins préhistoriques à 4 500 mètres de profondeur

Une équipe de scientifiques australiens a trouvé des centaines de dents de requins à plus de 5 000 mètres de profondeur. Certaines d’entre elles appartiendraient à l’ancêtre direct du redoutable mégalodon. Cette découverte improbable est intervenue dans le cadre d’une mission visant à documenter la biodiversité autour des îles Cocos, région reculée de l’océan Indien, en draguant les fonds marins. Lorsqu’ils ont remonté leurs filets, les chercheurs de l’Organisation australienne de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO) ont été surpris de découvrir plus de 750 dents de requins, dont certaines s’avéraient vieilles de plusieurs millions d’années. On estime que les requins peuplent les océans de la planète depuis 450 millions d’années environ. Cependant, contrairement aux os des dinosaures, leurs cartilages se fossilisent mal, impliquant qu’un nombre extrêmement faible de squelettes de squales préhistoriques aient été jusqu’à présent découverts. À l’inverse, leurs dents, constituées de dentine et d’un tissu semblable à l’émail, sont connues pour persister pendant des dizaines de millions d’années.

Les 10 pays qui comptent le plus d'attaques de requins depuis 1580

  • États-Unis : 1 564 attaques
  • Australie : 682 attaques
  • Afrique du Sud : 258 attaques
  • Brésil : 110 attaques
  • Nouvelle-Zélande : 56 attaques
  • Papouasie Nouvelle-Guinée : 48 attaques
  • Les Mascareignes (La Réunion, Île Maurice, Rodrigues) : 47 attaques
  • Mexique : 41 attaques
  • Bahamas : 33 attaques
  • Iran : 23 attaques

Ce dispositif simple permettrait de sauver des millions de requins chaque année

Chaque année, on estime que 20 millions de requins vivant dans la zone pélagique sont victimes de pêche accidentelle. Ce chiffre monte même à 100 millions si l'on inclut les poissons plats comme les raies. Ils se retrouvent souvent pris au piège des hameçons de palangres, destinés à d'autres espèces, comme les thons. Conséquence, un quart des requins et des raies sont désormais classés comme menacés. Mais une nouvelle étude publiée dans la revue Current Biology affirme qu'une nouvelle technologie, appelée "SharkGuard" pourrait permettre à la pêche à la palangre de se poursuivre, tout en évitant d'attraper des requins. Afin de créer ce nouveau dispositif, Robert Enever et ses collègues se sont inspirés des répulsifs contre les requins, qu'ils trouvaient prometteurs pour protéger les plongeurs et les surfeurs des attaques. Concrètement, "SharkGuard" est attaché à la ligne de pêche et crée un champ électrique autour de l'hameçon. Le but est de décourager les requins et les raies, qui détectent les signaux électriques via leurs électrorécepteurs, de mordre l'hameçon, sans pour autant repousser les autres espèces de poissons.

Trois grands requins blancs au large des Îles-de-la-Madeleine

L’organisme Ocearch rapporte la présence de trois requins blancs au large de l’archipel, dont deux ont été repérés en début de semaine près de l’île Brion où est établie une importante colonie de phoques gris. Ces requins portent une balise satellitaire qui permet de suivre leur parcours dans le golfe et le long des côtes américaines. Plusieurs bêtes ont été observées cet été au large des îles, mais aussi près des côtes gaspésiennes. Les requins qui se sont aventurés autour de l’île Brion sont Maple, une jeune femelle d'environ 3,3 mètres (11 pieds), déjà observée au large de l'archipel cet été, et un mâle de près de 4 mètres (13 pieds) nommé Breton. Ce requin adulte de 1400 livres avait été localisé à la fin septembre dans le golfe entre l’île d’Anticosti et la pointe gaspésienne.